29 décembre 2011

J.V. Jones - Le Livre des Mots : Frères d'Ombre et de Lumière (tome 3)

Voic donc ma chronique sur la suite et fin de la trilogie du Livre des Mots!
Disponible en Poche, Lgf, 8€
La quatrième de couverture :
Les Terres connues sont à deux doigts de basculer dans une guerre totale. Des alliances ont été conclues, des armées mobilisées, et plus d’une loyauté réputée éternelle brisée. Devenue veuve le jour de son mariage avec le duc de Brennes, assassiné par les sbires du chancelier Baralis, Melliandra ne doit la vie qu’à l’intervention de Taol, le chevalier déchu. Ils s’enfuient, accusés d’avoir fomenté un meurtre qui ne profite qu’à Baralis et à Kylock, son fils dément. Pendant ce temps, Jack, l’ancien marmiton, est presque parvenu à contrôler ses pouvoirs. Parti à la recherche de Melliandra, il va poursuivre l’accomplissement de la prophétie de Marod; une quête qui le conduira immanquablement à affronter sa Némésis…

L'auteur :
Julie Victoria Jones est née en 1963 à Liverpool puis est partie s'installer aux États-Unis à la fin des années 1980. Elle vit à présent à San Diego.
À partir de 1995, elle commence à publier une première série intitulée Le Livre des mots, qui figure parmi les bestsellers américains. Sa trilogie fut ensuite éditée en Angleterre, Russie, France et Allemagne.

La première phrase : "Tip. Tip. Tip. La clepsydre tourna d'un degré, vidant l'équivalent d'un gobelet d'eau au fond du bassin"


 
Mon avis : Cette trilogie est, selon moi, tout simplement géniale.
On suit avec bonheur les aventures de nos héros qui, et là l'auteur de distingue beaucoup selon moi d'un schéma convenu qui fait le bonheur d'autres auteurs (à savoir : un happy end beaucoup trop facile), souffrent beaucoup et sont en proie à de gros doutes. Certes, certaines actions se finissent bien, certains personnages ne meurent pas à la fin, mais... C'est bien mené, l'intrgue est bien ficelée, l'auteur ne cesse pas d'avoir une plume merveilleuse et le monde qu'elle créée est prenant, j'aimerai m'y trouver!
Certes, j'ai quelques repproches : une fin un peu trop rapide à mon goût, à la fin du roman, j'avais encore du mal à cerner certains personnages et à me faire une réelle idée de leur histoire, de leur passé.
Cependant, j'ai déjà parlé de certains personnages qui m'avaient vraiment emballée dans le tome 2, mais laissez-moi en évoquer un autre : Tavalisc, l'archevêque de Rorne.
Il nous apparaît au début comme un personnage adepte  torture, totalement corrompu et, je ne vous le cache pas, ça le restera jusqu'à la fin. Cependant, à chaque fois que le point de vue du roman se tournait vers lui, mon coeur en bondissait de joie! Je m'explique : le point de vue changeait de personnage à chaque chapitre, passant de Jack, à Melli, en passant par Taol ou encore Chippeur. Mais quand vient le tour de Tavalisc, on a droit à de brillants intermèdes culinaires, l'archevêque étant toujours en train de déguster tel ou tel plat, ponctué de dialogues autant savoureux que drôles avec son intendant, Gamil.

Pour vous faire une idée, je ne résiste pas à l'envie de vous en écrire une petit passage :

Tavalisc mangeait du poisson. Pas n'importe quel poisson, non, celui-là même que Gamil lui avait offert comme animal de compagnie. Son cuisinier le lui avait préparé entier avec les entrailles, la tête, les nageoires et tout. Tenant par la queue cet ingrat autrefois si agressif, Tavalisc le fit descendre dans sa bouche en raclant les écailles au passage avec ses dents.
Bref, vous vous en doutez peut-être, mais c'est loin d'être le passage le plus brillant que j'ai pu lire. Rien que pour eux, je ne saurais pour obliger à lire cette trilogie. Et encore, je ne vous parle pas des dialogues La Bousille/Finaud à propos de la gent féminine, qui sont tout simplement tordants!

Ma note : 9.5/10

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