4 août 2012

Roger Zelazny - Le Cycle des Princes d'Ambre : Les Neuf Princes d'Ambre (tome 1)

Editions Folio SF, 6€50, traduit par
Roland Delouya

Quatrième de couverture :  Ambre est un royaume médiéval ; comme tous les autres il possède une capitale, un palais, une cour, une famille royale et des intrigues. Mais Ambre est aussi bien plus : lieu mythique considéré comme le centre de l'univers. Seul lieu réel, tous les autres n'en sont qu'un reflet, dans l'ombre, comme la Terre. Considérée comme très intéressante par la plupart des princes d'Ambre, elle leur sert de résidence secondaire, voire de cachette. Car la vie d'un prince ou d'une princesse n'est pas de tout repos. Seuls dépositaires du pouvoir quasi divin de se déplacer entre les mondes, ils n'en restent pas moins humains : au mieux rivaux, ils sont le plus souvent ennemis jurés. En effet, depuis la disparition mystérieuse d'Obéron, le père de cette grande famille, le trône est vacant et la succession des plus agitée.

La première phrase : "Ca commençait à se dissiper, mais après ce qui me parut ête une éternité".

Mon avis : De l'avis de beaucoup, cet pentalogie (enfin, déca plutôt mais il s'agit de deux saga un peu différentes d'après ce que j'ai compris) est un sommet de la Fantasy et d'après ce que j'ai lu à droite à gauche, c'est Roger Zelazny et son Cycle des Princes d'Ambre qui a fait aimer la Fantasy à nombre de lecteurs...
Alors, pourquoi pas?

Nous commençons le récit dans un hôpital psychiatrique. Un homme se réveille et ne sait plus qui il est. Son amnésie est totale : son nom, l'endroit où il est né... Tout lui échappe. Seulement, après avoir leurré une infirmière et empêché cette dernière de lui administrer de la drogue, il se rend bien vite compte (et nous aussi) que s'il a oublié, il reste des chose, dont il se souvient, dont son corps se souvient. C'est donc avec maestria qu'il va s'échapper de l'hôpital, trouver l'adresse de celle qui est en charge de lui (sa soeur, selon les dossiers qu'il a clandestinement consulté) et partir à New York pour rencontrer cette dernière. Il se doute qu'il est en danger, et son instinct va lui dicter d'être sur ses gardes avec Evelyne Flaumel, sa soeur. Nous assistons alors à un match oratoire où on ne peut s'empêcher de compter les points. Le but du jeu pour celui qui s'appelle dorénavant Corwin? Découvrir qui il est, que veut sa sœur et comprendre enfin les règles du jeu auquel elle semble lui attribuer un rôle. Son but à elle? Comprendre quels seront ses prochains coups, savoir quelles sont ses intentions par rapport à ce jeu mystérieux.
C'est plein de tensions, de non-dits et d'intelligence. On comprend vite que ce sont deux personnages extraordinaires qui s'affrontent, et Corwin s'en rend compte aussi. S'il ne se souvient toujours de rien, des flash-back et des images lui reviennent. Notamment après la découverte d'un mystérieux jeu de tarot qui représente plusieurs personnages qu'il est capable de nommer : ses frères, ses sœurs, et lui-même...

A partir de là, nous assistons à des courses poursuite, à des mensonges, des stratégies avortées ou des tactiques concluantes. Corwin se rend compte qu'il est plus qu'un homme, et qu'il vient d'un endroit incomparable à la Terre. Car en effet, il n'est pas n'importe quel quidam, il est un des neuf princes d'Ambre. Et la Terre n'est pas son foyer : son foyer, c'est Ambre. La cité unique, la seule existant vraiment : tous les autres mondes (y compris la Terre) ne sont que des Ombres d'Ambre. Des Ombres parmis lesquelles les princes d'Ambre sont les seuls à savoir voyager. Et le but du jeu, c'est de conquérie le trône d'Ambre laissé vaquant après la disparition mystérieuse d'Obéron, le père des neuf princes et le roi d'Ambre. Le jeu, c'est la quête du pouvoir, c'est une partie d'échec où la pitié et la magnanimité n'ont aucune place.

J'ai lu avec plaisir ce premier tome, mais sans plus. Déjà : je l'ai trouvé court. J'ai l'habitude des pavés et je dois dire que je me sens mieux avec 600 pages entre les mains plutôt que 200. Mais c'est mon avis personnel :P
Ensuite, j'ai eu un petit problème avec les personnages. C'est vrai que leur nature même de "dieux", "princes tout-puissants" le veut, mais ils sont froids, calculateurs et en définitive : ils ne sont pas humains. Seul Corwin semble s'être "attendri" durant son séjour sur terre, en Ombre, mais à peine. Je n'arrive pas à avoir d'empathie pour eux et ça m'embête :( Surtout que, il faut le dire, le récit est à la première personne du singulier...
Et puis, il ne faut pas s'attendre à de la Fantasy "classique" : peu de batailles, pas de quête, bref : pas d'élément de Fantasy commun que nous avons l'habitude de rencontrer. A part cette lutte incessante pour conquérie le trône. Le ton même du livre est réfléchi, posé, loin des suspens et autres rebondissements spectaculaires et grand publics. Non, ici, tout est calculé. Tout est net. Rien n'est laissé au hasard, superflu, ou sert au "décors".
Cependant, je dois avouer que je tire mon chapeau à Zelazny pour ce qui est des rebondissements et de la poursuite de l'intrigue. En particulier les dialogues, qui sont mesurés et incisifs, précis et ne laissant pas de place au bavardage inutile. Tout sert, tout compte, et la parole est une arme avec laquelle il faut compter dans le jeu auquel les princes d'Ambre participent.
J'en suis au tome 2, mais je dois dire que je freine un peu. Je ne vois pas d'amélioration pour ce qui est des personnages et ça gêne vraiment ma lecture : nous avons droit à une succession d'actions (vitesse grand V souvent) mais jamais à une rencontre "intime" avec un personnage.
Enfin, je pense aller jusqu'au bout de cette saga, car je vois pourquoi certains la qualifient de "culte".

Ma note : 8/10 (pour les dialogues, l'intelligence du récit et le décors surprenant : j'aimerai voyager dans les Ombres comme le fait Corwin, ça doit être spectaculaire!)


Fiona McIntosh : La Trilogie Valisar (3 tomes)

En grosse feignasse, je fais une chronique pour l'ensemble de la trilogie Valisar et non un billet pour chaque tome. Il faut dire aussi qu'ayant lu les trois tomes à la suite il y a quelques semaines, j'aurai eu du mal à vraiment distinguer chaque livre de mémoire.



Quatrième de couverture (1er tome) : Loethar est un tyran ambitieux et impitoyable.
A la tête d'une terrifiante armée de guerriers barbares, il a déjà conquis deux nations, ne laissant dans son sillage que dévastation et vies brisées. Il convoite maintenant le royaume de Penraven : un pays riche, doté d'un port important, d'un littoral étendu et d'abondantes ressources naturelles. Mais, cette fois, le tyran veut davantage qu'une couronne, il rêve d'empire et nourrit une obsession grandissante vis-à-vis de la magie.
Et s'il veut renverser le roi Brennus de Penraven, huitième de la lignée des Valisar, c'est parce que ce dernier possède le pouvoir de coercition : tous les héritiers Valisar naissent depuis des siècles avec ce don sinistre qui leur permet de soumettre entièrement les gens à leur volonté. Or, il faut à tout prix empêcher Loethar de s'imprégner de la magie de ces êtres d'exception car, sinon, rien ne pourra plus l'arrêter...

L'auteur : Fiona McIntosh a grandi et travaillé en Angleterre jusqu'au jour où elle la quitta pour l'Australie. Elle tomba amoureuse à la fois du pays et d'un homme. Sa carrière dans le tourisme lui a valu de parcourir la planète avant de s'établir comme écrivain à plein-temps. En compagnie de son mari et de ses deux fils, elle partage aujourd'hui sa vie entre la ville et la nature sauvage de Tasmanie. Elle avoue enfin une obsession pour le chocolat dont elle recherche les meilleurs produits à travers le monde. Elle accorde actuellement ce titre au macaron au chocolat qu'elle goûta à Paris et dont elle ne s'est pas encore remise... Après le triomphe de sa trilogie du Dernier Souffle, voici sa nouvelle saga. (Amazon)

La première phase (1er tome) : "Le roi Ormond avait le teint blême, les traits tirés et l'expression résignée d'un homme qui sait qu'i n'a plus que quelques heures à vivre".

Mon avis : Quel bonheur de retrouver Fiona McIntosh! Comme vous devez le savoir, j'ai adoré sa première trilogie du Dernier Souffle et je me languissai de commencer celle de Valisar.
Nous commençons le récit avec le roi Ormond de Barronel, qui dirige un des 8 pays de l'Ensemble. Nous sommes sur un champ de bataille, le roi Ormond blâme le roi Valisar de Penraven, la plus grande et la plus puissant nation de l'Ensemble d'avoir signé l'arrêté de mort du Barronel. En effet, ce dernier n'a pas envoyé de troupes pour le soutenir alors que l'Ensemble est envahi par une armée barbare dirigée par le sanguinaire Loethar. On comprend rapidement que si une armée barbare a réussi à prendre par la force plusieurs nations, c'est en patie dû au fait qu'aucune n'a semblé voir en Loethar une grande menace, tout au plus un petit dirigeant d'une troupe de barbares mal entraînés venus des steppes de l'est.
Erreur. Loethar est non seulement une sanguinaire brute qui détruit tout sur son passage à l'instar d'Attila  ("Là où mon cheval passe, l'herbe ne repoussera pas"); mais on se rend compte au fur et à mesure de la lecture qu'il est bien plus que ça. En effet, il est avant tout un fin stratège, rusé, manipulateur et faisant montre d'une barbarie en fait tout à fait maîtrisée. Il distille la peur, mène son armée par une poigne de fer et par dessus tout reste quelqu'un de très secret. En effet, nous ne connaissons pas ses motivations, qui semblent être plus qu'un simple désir de domination et de pouvoir.
Un chapitre plus loin, nous nous retrouvons alors au château Valisar en Penraven, où le roi Brennus, sa femme la reine (sur le point d'accoucher) et les deux princes (le pince Léonal, héritier du trône et le prince Piven, plus jeune, adopté par les Valisar et malheureusement simple d'esprit) vivent dans l'attente de la venur de Loethar. La chute d'Ormond est alors parvenue aux oreilles du roi qui voit déjà Loethar aux portes de sa capitale. Seulement, si Loethar est rusé et motivé par d'obscures raisons, le roi Brennus Valisar l'est encore plus. La ruse est son manteau, le secret est la matière dont il est fait et sa motivation à sauver son trône et la dynastie Valisar est sans faille. C'est dans cet optique qu'il a, en fait, fait tout ce qui était en son pouvoir des mois avant que Loethar ne fasse tomber les nations de l'Ensemble pour que les Valisar survivent. Tout est dévoilé durant trois tomes, et je dois dire que vous n'êtes pas au bout de vos surprise : ce personnage qui ne vit que durant quelques chapitres reste présent tout au long de la trilogie du fait de ses actions passées qui ont des répercussions puissantes et fracassantes pendant trois tomes.
S'ensuivent alors une naissance, des meurtes, de la barbarie, des fuites, de la ruse, de la résistance et du mensonge. Tout est orchestré avec maestria. Fiona McIntosh tisse sa toile et nous emmène exactement où elle veut que nous allions d'une main de maître.
Si je m'étais doutée de quelques révélations, qui ponctuent la trilogie de façon superbe et organisée, certaines m'ont en revanche laissée pantoise et admirative.

Je n'ai pas encore parlé de la magie, qui reste assez présente dans la trilogie. Un mythe veut que les Valisar, première famille à régner sur l'Ensemble, se soient vus accordé par Cyrena (une déesse-serpent) le don de cœrcition (i.e. : le pouvoir d'imposer sa volonté aux autres). Cependant, ce pouvoir ne peut être accordé qu'à une fille née Valisar, et il n'y en a pas eu depuis des centaines d'années... Avant la naissance de la première princesse Valisar, une nuit juste avant que Loethar ne frappe à la porte de la cité. La même princesse Valisar que le roi son père va faire exécuter dès la naissance pour que Loethar ne puisse pas se servir de ses pouvoirs, car Penraven va tomber il en est sûr... Jusqu'à ce que ses plans aboutissent, et ce même si ça doit prendre des années.
De plus, après que le tyran Loethar se soit assis sur le trône de Penraven et de l'Ensemble, ce dernier va rechercher activement des Investis. Ceux-ci sont des personnes étant nées avec divers pouvoirs, à des puissances diverses. Une autre manifestation de la magie est celle des égides : Cyrena a accordé au premier Valisar qu'à chaque naissance Valisar, une personne douée de pouvoirs magiques énormes (une égide donc). La légende veut que le Valisar "mange" une partie de son égide pour qu'elle lui soit liée jusqu'à la fin de sa vie, et qu'elle lui apporte plus d pouvoir qu'un homme ne puisse rêver.
On se doute bien quetout ceci amènera de la convoitise chez les Valisar, des intrigues et durant le second tome : une poursuite effreinée des égides afin de les lier.

Je dois dire que cette trilogie m'a surprise. Je trouve le personnage de Loethar très intéressant (au point que c'est mon personnage préféré!), mais je reproche à l'auteur de s'être allée à quelques facilitées sur la fin. En particulier avec un personnage. Et franchement, j'attendais beaucoup plus de lui...
Je ne veux pas spoiler, mais disons qu'un couple se forme au troisième tome et que c'est vraiment abracadabran. Leur rôle à jouer dans l'histoire est un peu tiré par les cheveux. La fille surtout : on ne la voit pas durant deux tomes, mais toute l'intrigue est résolue par elle en deux coups de cuillère à pot! Je comprends ce qu'à voulu faire l'auteur, mais je n'ai pas aimé le dénouement. Pour moi, il aurait dû être aussi complexe que l'intrigue des deux premiers tomes, que j'ai adorée. Ca partait bien, mais peut être l'auteur s'est-elle laissée trop entraîner dans ses révélations, virages dans l'intrigue...etc. Certains pourront aimer, mais je suis pour ma part restée sur ma faim.

Maintenant, je reste convaincue que toute l'intrigue vaut le détour. L'écriture est fluide, la plupart des personnages sont recherchés, travaillés, et je me suis surprise à retenir mon souffle assez souvent.
Par contre, je dois dire qu'il n'y a pas vraiment de batailles dans cette trilogie. Une petite à la fin et au début, mais les seules actions de force de la triloge reste celle de l'armée de Loethar qui cherche à maintenir le peuple sous sa coupe. Et à traquer le prince Léonel, en fuite...
Je regrette aussi que le mouvement de résistance n'ai pas été plus développé par l'auteur. Les résistants dévoués à Léonel disparaissent dans la nature et nous ne les revoyons que plus tard. J'aurai bien aimé que Fiona McIntosh se concentre plus dessus.

Ma note : 9/10 aux deux premiers tomes (que j'ai a-do-ré!) et 8/10 au troisième (pour la fin décevante)

2 août 2012

Challenge Livra'Deux pour Pal'Addict!


Voici un challenge qui me tente beaucoup! J'ai raté la première édition mais en voici une deuxième ;) C'est donc avec plaisir que Licorne a accepté d'être ma binôme!

Voici le principe :

En binôme, chacun choisi dans la PAL de l'autre, trois livres :
* Qu'il a lu et aimerait faire découvrir à son partenaire
* Dont il aimerait avoir l'avis d'un ami
* Des titres qui vous interpelles pour leur résumé...
Sur ces trois livres, vous en choisissez un et dans un délai imparti, vous devez le lire et en faire un avis.

Voici donc les livres que Licorne a retenu dans ma PAL!!!




Pour l'instant, j'hésite encore entre Neverwhere et Le Livre des Cendres... Je me tate... Si quelqu'un a un avis, je ne suis pas contre^^

Pour ma part, j'ai choisi pour Licorne ces trois livres :

Livre dont j'aimerai l'avis d'une amie

Livre que j'ai lu et souhaite faire découvrir!

Titre dont le résumé m'interpelle :
Michael Gallatin est un as de l’espionnage, un séducteur, mais surtout un loup-garou. Capable de se transformer à la vitesse de l’éclair, de tuer silencieusement et avec une incroyable férocité, il a déjà donné un aperçu de ses talents en Afrique contre Rommel. Il doit maintenant s’acquitter de la plus dangereuse et de la plus délicate des missions : découvrir qui se cache derrière l’opération « Poing d’Acier », le mieux gardé des plans secrets nazis.

Voilà voilà! Je dois dire que j'ai beaucoup hésité entre le Roi de Bruyère et Pug l'Apprenti, que j'avais aussi beaucoup aimé. Mais le premier est plus "frais" dans ma tête et je suis restée sur une excellent impression! Cela dit, si tu as du temps Licorne, Pug l'Apprenti est le premier tome d'une saga que je te conseille vivement!


TADAAAAA! Licorne et moi avons fait nos choix!!

Pour Licorne, ce sera :



Je suis super contente car j'en entends parler partout sur la blogosphère! L'occasion d'avoir l'avis d'une amie! ;)
 
Pour ma part, j'ai choisi... Tada! :
 

Parce que j'entends parler de Gaiman partout aussi, que j'ai Neverwhere dans ma PAL ainsi que Stardust (que j'ai vu en film, l'histoire m'avait beaucoup emballée!). C'est donc l'occasion!
Cependant, je garde Le Livre des Cendres sous le coude pour quand je serais dans le bon état d'esprit. En effet, il parraît que la lecture est assez laborieuse... Autant ne pas l'attaquer sous le soleil toulousain! (je ne sais pas vous, mais le temps joue beaucoup sur mes choix de lecture^^).
 

1 août 2012

Mon Blog est neutre en Carbone!


L'opération "Blog Zéro Carbone" est simple et tous les bloggueurs peuvent participer : il suffit de créer un article sur cette opération, d'envoyer un mail aux organisateurs et hop! Un arbre est planté en Bretagne pour compenser les émissions de CO2 générées par la fréquentation de votre blog.
Etant sensible à cette question environnementale, c'est bien volontier que j'y participe :)




Pour de plus amples informations, il vous suffit de vous rendre ici : http://www.bonial.fr/environnement/blog-neutre-en-carbone/


Greg Keyes - Les Royaumes d'Epines et d'Os, Le Roi de Bruyère (tome 1)

Editions Pocket Fantasy, 11€20, traduit
par Jacques Collin

Quatrième de couverture : Au royaume de Crotheny, tout semblait paisible depuis deux mille ans. Jusqu'à ce que la jeune princesse Anne ne découvre la crypte inconnue de son ancêtre, la légendaire reine Virgenye Dare, dans les jardins luxuriants de la cité sacrée des morts. Et non loin de là, le forestier du roi, Aspar White, tombe nez à nez avec une bête monstrueuse qui n'existait que dans les légendes et les cauchemars. La famille royale est bientôt en proie à la terreur, confrontée à une trahison que seule la sorcellerie aurait pu accomplir. Crotheny, la nation la plus puissante de la planète, est en danger : le Roi de bruyère, annonciateur d'apocalypse, s'est éveillé de son sommeil. Ainsi débute la geste des Royaumes d'épines et d'os, une saga épique de complots et de maléfices...


L'auteur :  Né à Meridian (Mississippi) en 1963 dans une famille de conteurs nombreuse et variée. Il a vécu avec les Indiens navajo et a appris leur langue. Il donne entre deux romans des cours d'escrime.

Première phrase : "Le ciel se déchira et la foudre s'abbatit à travers ses coutures torses."

Mon avis : Ahh, de la Fantasy épique comme je l'aime! Je viens de finir ce premier tome et cette saga (qui comporte 4 tomes) est en passe de figurer dans mon top ten de mes cycles de Fantasy à lire et relire.
Tout commence sur un champ de bataille. Deux soldats se terrent dans des "tranchées", pour éviter des sortilèges mortels tirés depuis la forteresse qu'ils souhaitent prendre, siège de leurs ennemis. L'un est un esclave des Skasloï et appartient au mouvement de révolte des esclaves contre ces derniers, leurs maîtres. L'autre est un soldat étranger venu aider les esclaves contre ces Skasloï sur ordre de sa reine : Génia Dare. Leur succès marque le début d'une nouvelle ère : l'ère des hommes, l'ère d'Eberon Vhasris Slanon.

L'histoire commence beaucoup plus tard, en l'an 2215 de l'ère d'Everon. La bataille contre les Skasloï est oubliée de tous exeptée des hauts dirigeant, car on la leur enseigne. Cette bataille n'est plus qu'un mythe. Les descendants des esclaves débarassés de leurs chaînes vivent maintenant dans l'Empire de Crotheny gouverné depuis 2000 ans par des Dare, en Virgenye, en Hansa, à Saltmark ou en Tero Gallé.  Mais s'ils ont tous oublié pourquoi leurs ancêtres se sont battus deux millénaires plus tôt, ils se battents eux-même entre eux pour des terres, de l'argent, de l'influence et du pouvoir.
Et par dessus tout, ils ont oublié qu'avant même la bataille de Vashris Slanon, des Dieux gouvernaient la terre et que l'un d'entre eux, le Roi de Bruyère, vit encore et va bientôt se réveiller de son long sommeil pour semer la désolation sur son passage.

C'est dans ce sombre contexte que nous allons suivre tour à tour plusieurs personnages, amenés à se rencontrer tôt ou tard dans ce tome introductif ou les suivants.
Tout d'abord, Anna Dare, descendante de Génia Dare et fille de Guillaume, roi actuel de Crotheny. C'est une jeune princesse ne sachant pas obéir aux ordres qui va découvrir au fil de ce premier tome que son statut ne peut tolérer ses caprices, et qu'elle risque d'être ammenée à sentir le poids de l'avenir du monde qu'elle connaît sur ses frêles épaules. Sa suivante et meilleure amie, Austra, semble être la voix de la raison du duo. Cependant, elles seront toutes deux durement éprouvées, et ammenées à faire des choix.
Ensuite, Aspar White, forestier du roi de son état. La forêt du roi est son foyer, et il va devoir en dépis de son sens pratique et terre à terre se faire à l'idée que des choses étranges surviennent dans sa forêt, et que tout ceci pourrait être associé à une légence Sefry concernant un roi de Bruyère dont l'éveil provoquerait la ruine du monde et de Crotheny. Il va rencontrer sur son chemin Stéphane, un jeune érudit spécialisé dans les langues et légendes anciennes qui veut devenir prêtre. Ce dernier va évoluer tout au long du tome de façon spectaculaire, il fait partie de mes personnages préférés (ses "Observations sur le comportement pitoresque et fruste d'une bête commune, le forestier" à propos d'Aspar sont hilarantes!).
Enfin, Neil MeqVren, un jeune guerrier ayant perdu son père lors d'une bataille contre les hansiens. Il est recueilli par le duc de Liery et formé pour les armes. Malgré ses origines humbles, il s'illustre à la cour en sauvant la vie de la reine Murielle, mère d'Anne, Elseny et Fastia.
Je saute volontairement des chapitres concernant d'autres personnages, je n'ai gardé que les principaux.

Ce que j'aime dans cette saga, c'est avant tout de me replonger dans les histoires complexes et anciennes d'une menace qui va s'abattre sur un Empire, sur la famille au pouvoir et bien d'autres. De l'héroic fantasy bien écrite qui n'est pas sans rappeler La Belgariade d'Eddings, ou autres McIntosh, Jordan et Martin. J'ai beaucoup apprécié la place donnée aux anciennes légendes, aux histoires, aux langues oubliées et au passé de cet empire en général. J'aime cette dimension "historique". Si pour l'instant les personnages sont somme toute assez simples (pour ne pas dire stéréotypés), j'ai l'espoir que ça change vu les tournures que prennent les évènements. Il y a des morts, des prises de pouvoir, des créatures mythiques qui foulent à nouveau le sol de ce monde et bien sûr du courage, de la vaillance, de l'amitié, de l'amour, de la trahison, de la convoitise...
Un beau mélange de saveurs fantastique qui prend avec moi... Et j'en redemande! Les trois derniers tomes sont dans ma PAL.
La première chose que je regrette, c'est l'absence de carte. Je fais partie de ceux qui aiment savoir où les personnages sont où il vont et pouvoir imaginer dans son ensemble les terres dont il est souent question au fil des chapitres. Cest d'ailleurs assez agaçant car 'auteur n'hésite pas à citer des lieux aux noms à coucher dehors. Ne pas pouvoir les situer précisément est un casse tête dont je me serait passé, ne serait-ce que pour la fluidité de la lecture. Certains soutiendront que les cartes brident l'imagination, moi j'y vois avant tout plus de clarté dans des mondes de Fantasy qui ne sont jamais simples!
Certaines questions restent sans réponse mais je fais confiance à l'auteur pour savoir où il va : j'attends pour cela les tomes à venir.

Ma note : 8.5/10 (parce que c'est décidément un condensé tout ce que j'aime, et que je laisse une marge de progression à mes appréciations : je suis convaincue d'aimer plus encore les prochains tomes!)


4 juillet 2012

Pause ciné! (2)

Ca faisait longtemps! Voici donc ma seconde pause ciné où je vous fait découvrir (ou pas) les films que j'aimerai beaucoup voir (tirés de livres, ou simplement qui me font envie..).

Alors le number one, le must, celui qui me fait baver d'envie (au sens figuré, je me tiens bien d'habitude) c'est Rebelle! (Brave en VO)
Voici une bande annonce :


Et comme je suis absollument fan, je vous en met un deuxième :


La sortie en salle est prévue le 1er août 2012!! Précipitez-vous!
Je croise sincèrement les doigts pour ne pas être déçue^^

Ensuite, et c'est de la triche car je l'ai déjà vu, je met sans aucun doute Blanche Neige et le Chasseur!
J'ai vraiment beaucoup aimé, et c'est avec plaisir que je le regarderai de nouveau! (et puis, rien que le chasseur vaut le détour ^^) Et aussi, quelle reine maléfique et cruelle... J'en ai encore froid dans le dos!


Il est en salle, n'hésitez plus!


Bien sur, Bilbo le Hobbit est toujours d'actualité car sa sortie en salle est prévue pour... Décembre.

Pour patienter, je vous propose : Jane Eyre! (avec le fantastique Michael Fassbender, héhé!)
Voici la bande annonce :


Le 25/07/2012 en salles! =)

2 juillet 2012

Lilith Saintcrow - Une Aventure de Danny Valentine, Le Baiser du Démon (tome 1)

J'ai eu beaucoup de mal à trouver ce premier tome (pour une raison inconnue, je ne voyais en librairie que le tome 2, et après deux commandes annulées par les vendeurs sur Priceminister j'en ai conclu que le sort s'acharnait sur cette saga...). Finalement, j'ai trouvé que ça vallait plutôt le coup d'avoir attendu aussi longtemps!
Editions Orbit, 15€50, traduit par
Célia Chazel

La quatrième de couverture : Elle s’appelle Dante Valentine – Danny pour les amis. Le démon qui frappe un jour à sa porte, envoyé par Lucifer en personne, n’est pas un ami : Danny déteste les créatures des Enfers. Et pour couronner le tout, voilà que le Diable lui propose un contrat : sa vie, en échange de l’élimination d’un renégat. Une offre impossible à refuser… et impossible à honorer non plus : la dernière fois que Danny a rencontré l’invincible Santino, elle a failli mourir. Alors à moins d’un miracle, elle risque d’y passer, c’est sûr, et ce n’est pas l’aide de ce fichu démon qui pourra arranger les choses !
La première phrase : Ma collaboration avec le Diable commença un lundi pluvieux.
Mon avis : Je dois dire que je suis mitigée par cette lecture (tant attendue, comme dit plus haut). Dante (ou Danny pour les intimes) est une nécromante, médium à ses heures perdues (même si ça n'apparait qu'au tout début du roman). Un jour, un suppot du Diable toque à sa porte et de façon assez discourtoise lui somme de venir avec lui aux Enfers en lui pointant le canon d'une arme sous le nez. La belle est outrée par ses manières mais n'ayant pas le choix, elle l'accompagne en rouspétant bien fort. Jaf, ou plutôt Japhrimel, est le bras droit du Diable et est d'un naturel plutôt calme et silencieux. Notre héroine étant grande gueule et plutôt dynamique, on se doute qu'entre les deux protagonistes principaux, il y aura de l'action.
Dans l'ensemble, j'ai plutôt aimé cette lecture même si le vocabulaire utilisé est parfois utilisé sans explications (non, je ne sais toujours pas ce qu'est un H-DOC, on nous donne beaucoup de noms d'espèces différentes sans vraiment s'attarder sur aucune...). Il y a une "vraie" intrigue qui lie la Diable, mais aussi le passé de Danny : sa meilleure amie a été tuée par le démon que Lucifer veut qu'elle retrouve et tue. Il y a de l'action, du suspense, l'intrigue et l'enquête de Danny sont crédibles et dans l'ensemble, c'est de l'urban fantasy honnête.
Cependant, je suis quand même déçue par quelques petites choses, en tête : la relation qu'elle entretient avec Jaf. Ca aurait été une amitié vraiment extraordinaire et le déroulement prévisibe de leur histoire me laisse un goût amer dans la bouche (surtout au vu de la fin, loin d'un happy-end!). Ensuite, je trouve qu'à part quelques flash back, on n'en sait pas trop sur Doreen, sa meilleure amie assassinée, et leur amitié semble avoir été des plus ambigüe. Je ne comprend pas trop le choix de l'auteur en fait.
Et aussi j'ai parfois eu l'impression que l'auteur, après avoir créé un monde futuriste où les scion (ceux qui possèdent des pouvoirs surnaturels) cohabitent difficilement avec les humains, avait enchaîné les codes de la Bit Lit donnant au final une sorte de "listing". Le rendu final est pas mal, mais j'ai trouvé ça parfois flagrant : son apprentissage difficile de la nécromancie, elle est orpheline, on la voit vite fait relever un mort mais au final c'est la seule fois où elle exerce son métier, elle tombe amoureuse d'un démon, elle se débrouille bien avec un katana et elle est, forcément, super belle et athlétique.
Je ne peux pas m'empêcher de faire la comparaison avec la saga des Rachel Morgan, et je dois dire que je préfère quand même de loin cette dernière!
Ma note : 7/10 (car j'ai bien aimé le déroulement de l'enquête, et que je rêve maintenant de monter sur un slicboard)